Perspectives paysagistes

Les tribulations de Pioup dans le paysage

mercredi 23 mars 2005

Atelier régional Evry: 3 scénarios

Nous avons eu beaucoup de travail à fournir pour le groupe, et c'est pourquoi je n'arrive pas à mettre mon blog à jour aussi souvent que je le voudrais!
Les vacances? mot qui nous est devenu inconnu et tant convoité...

Pour résumer un peu la situtation, nous avions présenté à nos commanditaites et au comité de suivi de l'école notre analyse du parc ainsi que de son environnement. Il semblait que plusieurs possibilités pouvaient s'envisager pour la réhabilitation du parc de Grand Bourg, et c'est pour cela que notre encadrant nous a encouragées à élaborer 3 scénarions types: celui d'un parc historique, celui d'un parc écologique, et enfin celui d'un parc social.

Le but de ce travail en 3 aspects étaient de montrer tous les potentiels du parc, voir comment et qui, il pourrait attirer, et à quels moments. La décision appartient à l'agglomération, et nous avons réalisé que notre travail consistait plus à leur donner des pistes, des idées, à les aider à trouver une orientaiton, plutôt que de leur apporter un projet tout ficelé.
Il ne faut pas oublier que c'est le client qui décide! Et quel que soit le scénario qu'ils choisissent de réaliser, celui-ci aura sa légitimité par rapport à l'existant, et certains aspects des autres scénarions pourront très bien s'y intégrer.
C'est un question de "gradient": dans quelle mesure peut-on faire cohabiter des objectifs ou de sfonctions différnets, et sous quelle forme. La technique, les matériaux, nous fournissent une base très large pour inventer de nouvelles formes à partir de choses traditionnelles.


Et pour séduire nos commanditaires sur les 3 scénarios, nous avons joué à fond la carte de l'attractif en fabriquant des prospectus que voici:
couverture_prospectus1

Prospectus du scénario historique:
int_rieur_p_his3







Prospectus du scénario écologique:
int_rieur_p__co1







Prospectus du scénario social:
int_rieur_p_socio








Mais comment en sommes-nous arrivées à ces trois thèmes?
Je n'ai pas récupéré tout le discours que  nous avons tenu à l'aggloméraiton d'Evry pour expliquer notre démarche et les intérêts de chacune de ces ambiances possibles. Cependant je peux déjà vous faire lire le mien: celui du scénario historique.

Le parc de Grand Bourg faisait partie d’une succession de parcs accolés les uns aux autres sur les coteaux de la Seine de Ris-Orangis et Evry.
Aujourd’hui, notre parc est l’un des derniers vestiges de cet ensemble de parcs de bord de Seine, avec le parc des Tourelles qui va bientôt ouvrir au public,
Dans une communauté d’agglomération dont la majorité des villes ont été créées de toute pièce, avoir un espace dit patrimoine est un atout important.
C’est pourquoi le parc de Grand Bourg représente une chance pour l’agglomération de se (re)constituer un patrimoine historique.

 
De plus, l’emplacement du parc Grand Bourg est une situation unique dans l’agglomération, avec une topographie que l’on ne retrouve pas dans les autres espaces verts de l’agglomération.

 Le parc a aussi comme valeur d’être un vrai jardin, et non un espace vert, car il a été conçu pour un usage privé. On retrouve l’origine du dessin actuel du parc au début du 19ème siècle. Depuis, le parc a conservé jusqu’à nos jours le caractère d’un parc paysager, sur lequel nous nous sommes appuyées pour ce scénario historique.
Enfin, le site de Grand Bourg renferme encore de nombreux éléments sur lesquels s’appuyer pour conduire une restauration :le château, les allées, la serre, le verger, la cascade, les puits…

 1. On entre dans le site par une cour d’entrée, au milieu de laquelle une pelouse ovoïde permet de circuler et déposer les visiteurs. Des bosquets et des corbeilles de fleurs créent un cadre pittoresque au château qui trône en arrière-plan.
Sur la droite, on trouve l’entrée des ateliers d’arts plastiques, et l’entrée du parking, qui est intégré derrière une haie persistante.

 2. Le château, restauré, offre un musée et des salles d’exposition et d’accueil du public : conférences, expositions historiques et culturelles, boutique…sont autant de possibilités pouvant animer le château.
Sur la gauche du château, l’orangerie est elle aussi restaurée et abrite à nouveau des bacs d’agrumes et d’arbres exotiques (citronniers, orangers, bougainvillées)…Pendant les beaux jours, les bacs sont disposés devant le château et sur la terrasse.

 3. De l’autre côté se trouvent la serre et le verger.
Reconstruite, la serre expose une collection de plantes tropicales: fougères, orchidées, impatiens, bégonias…Dans le verger, les buis retaillés en bordure basse redonnent la forme des allées et des parcelles. Des arbres fruitiers palissés s’alignent comme autrefois, et l’on retrouve même les anciennes variétés du site ici grâce à des greffes des fruitiers survivants.

 4. Passé le château, on découvre la perspective sur la Seine. L’effet de surprise est ménagé sur le côté droit du château, par un passage assez étroit sous de grands marronniers.
La vue glisse sur la grande pelouse en pente au pied du château, conduisant à la contemplation de la Seine. Un banc placé devant la terrasse de l’orangerie tire le meilleur parti de l’horizon sur le coteau de Soisy-sur-Seine.

 De beaux arbres plantés en bordure du boisement détournent un instant le regard des promeneurs, attirés par leurs couleurs ou leurs silhouettes : hêtre pourpre, cèdre bleu, platane, ginkgo, marronnier, tilleul, frêne…
De nouvelles plantations de beaux sujets viennent enrichir cet attrait, et assurer le relais des arbres âgés qui disparaîtront. Le choix des espèces correspond à des arbres exotiques découverts au 19ème siècle: tulipier, magnolia, paulownia, liquidambar…En arrière de ces arbres, la limite entre la pelouse et le bois est maintenue nette par une lisière d’arbustes et de plantes couvre-sol, refuge pour les oiseaux et les petits animaux.

 Plus au loin, on aperçoit qui émergent du bois un grand pin ici ou là, des hêtres, un frêne, qui constituent des points d’appels et indiquent, comme le découvrira le promeneur, un élément de surprise dans le parc.

 5. Descendant par l’allée du Ginkgo, le promeneur découvre d’abord une source, puis une rigole en terre sur le côté. La rigole longe l’allée mais disparaît soudain dans un bosquet d’ifs. Derrière, l’eau ressort dans une cascatelle en rocaille, succession de remous et de bassins assez profonds. Le promeneur trouve ici une agréable ambiance de mousses et de verdure sombre et protectrice.
L’eau continue ensuite dans une rigole de rocaille, serpentant parmi les arbres, faisant des remous, des bouillons.

 6. Enfin, l’eau arrive dans un bassin entouré de fougères, auprès duquel le visiteur aura tout loisir de se reposer sous les lauriers et les ifs formant comme une chambre de verdure.
C’est de là peut-être qu’il continuera sa promenade vers la Seine, en empruntant le petit chemin du belvédère pour passer par le tunnel sous la voie ferrée.

 7. Continuant par l’allée basse, le promeneur arrive au point final du parcours de l’eau : la cascade. Point culminant de la promenade, la cascade représente la nature dans sa grandeur sauvage: un paysage de montagne avec conifères, verdure sombre et eau tumultueuse.

 8. On pénètre ensuite dans le boisement, qui lui aussi réserve des surprises. Au tournant d’une allée on découvre un talus de rochers surmonté de grands arbres au feuillage clair : chênes, charmes, tilleuls ; ou bien un bosquet de buis, d’ifs ou de houx dissimulant une statue ou un vase sur un piédestal.
La promenade devient plus forestière, ombragée par la futaie, sous laquelle un taillis diversifié d’arbustes à fleurs et à baies anime le sous-bois au gré des saisons.

 9. Au pied d’un chêne, une source s’écoule tranquillement.

 10. En sortant du bois, le visiteur arrive à la roseraie. Entouré de tilleuls taillés, c’est un jardin régulier composé de carrés de buis où se mêlent rosiers et fleurs à couper. Couleurs, parfums et textures sont soigneusement mariés pour créer toute sorte d’effet et susciter l’intérêt horticole des promeneurs. L’atelier d’arts plastiques y récolte des fleurs pour les cours de natures mortes.

 11. Depuis la roseraie, on se dirige vers le château soit par une allée bordée de platanes, soit par l’allée du puits. Désormais bouché, ce puits a gardé cependant tout son caractère romantique, surmonté par une gloriette où grimpent des rosiers et des chèvrefeuilles odorants.

 

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mercredi 2 mars 2005

TPFE: présentation du 20 janvier

Une journée de réflexion en groupe de 7 étudiants environ s'est déroulée le 20 janvier sur les sujets de diplômes. Chaque groupe était encadré par un jury composé de 4/5 professionnels: archictes, urbanistes, paysagistes, scientifiques...
Le but n'était pas tant de montrer une étape finalisée du projet, que d'établir un dialogue et un échange avec le jury. Ainsi la journée s'est passée plutôt comme une séance de travail.

Le groupe dans lequel j'étais avait pour thème "L'eau dans la ville". Les sujets portaient sur Chateauroux et l'Indre, les quais de la Seine dans Paris, un oued au Maroc, les îles de Mantes-la-Jolie...et puis Briare-le-Canal, mon site de TPFE.

J'ai eu des commantaires assez positifs, dans le sens où cela va m'aider à mieux orienter mon analyse et les idées de projets. Notamment, on m'a reproché une analyse trop systématique, trop scolaire, pas assez dirigée vers l'annonce du site et du sujet.
C'est le potentiel écologique qui est surtout apparu aux cours des discussions sur mon sujet: la Loire est un formidable élément fédérateur, mais ses complexités demandent du travail!

Le site de déchets de l'usine des émaux de Briare, où plus de 5 m de carreaux, boutons et perles s'entassent depuis des décennies, a beaucoup plû. On m'a demandé d'apporter des carreaux la prochaine fois! L'accent a été mis donc aussi sur ce lieu très particulier, de même que sur la renommée des Emaux de Briare.

J'espère que les images suivantes seront lisibles, elles résument la présentation que j'ai faite au cours de cette journée de TPFE, même si je dois dire que j'ai oublié pas mal de chose; et en particulier d'énoncer les orientations de projet!

Pour visualiser le panneau 1 de ma présentation, je vous invite à ouvrir dans une nouvelle fenêtre ceci.
et pour le panneau 2, c'est par là.
Ainsi vous pourrez naviguez et zoomer pour mieux voir le texte et les documents.
(Je remercie les conseils envoyés dans les commentaires, et ma moitié pour sa collaboration!)

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mercredi 12 janvier 2005

Images en retard de la présentation de décembre

Le 9 décembre dernier, nous avons présenté l'avancement de notre travail à l'agglo d'Evry: analyse de l'urbanisation, des besoins de la ville en matière d'espace ouvert, des besoins sociologiques....les enquêtes sont encore en cours, c'était un premier stade dans la recherche du projet.
Nous avons essayé de présenter déjà quelques idées, mais c'est dangereux à ce stade, car en général, elles sont prises comme telles et les auditeurs restent dessus.
C'est ce que les profs nous ont confirmés la semaine suivante au cours d'une présentation à l'école.

Nous avons commencé par replacer le parc dans son contexte large, à savoir la vallée de la Seine avec les deux coteaux qui se font face: Evry et Soisy-sur-Seine.
La coupe ci-après montre la situation en pente du terrain du parc, qui offre cette vue sur la Seine pour laquelle le parc a été inscrit. L'aménagement de la vue est donc soumis à l'architecte des  bâtiments de France.


La structure de l'agglomération est construite de façon parallèle à la Seine, créant des bandes progressives vers le fleuve, en terme de densité et d'époque d'urbanisation. Près de la Seine se trouve l'origine de la ville d'Evry, la ville nouvelle s'est étendue à l'opposé. Les axes de communication isolent les quartiers anciens et les bords de Seine, sur lesquels les parcs d'anciennes grandes propriétés forment aujourd'hui une bande "verte" discontinue.
Le parc de Grand Bourg se situe dans cette bande. Nous avons évoqué la possibilité de créer un cheminement pour relier les différnets séquences de cette bande verte, comme un parcours de "chambres" de jardins.



Resituer le parc dans le contexte géographique et historique, c'est expliquer d'abord son emplacement. Il ne se trouve pas sur une pente par hasard, sa raison est la vue, la vue sur la Seine, et puis aussi être vu, depuis l'autre coteau.
D'où un tracé ouvert et non un espace complètement boisé: la prairie permet de mettre en scène mutuellement le château et la vue sur la Seine. Une prairie avec des arbres remarquables en bordure: hêtre pourpre, ginkgo, cèdre, marronnier. Le boisement autour de la prairie sert à cadrer la vue, mais de façon "naturelle". Les allées en courbes se veulent aussi naturelles. Le 19ème dans les jardins fait l'éloge de la nature pittoresque et romantique. Ainsi on met en scène le naturel en créant des scènettes comme une cascade, des rigoles, des bosquets de pins...éléments que l'on distingue encore dans le parc.
C'est pour cela que nous avons choisi le langage du théâtre pour qualifier les différents espaces du parc de Grand Bourg, comme le montre le schéma suivant.


à suivre...

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mardi 21 décembre 2004

Bilan 1er trimestre

Me revoila après des semaines intenses et intensives, tant sur le plan du travail que sur le plan humain. Le travail en groupe, ce n'est pas rose tous les jours! se mettre d'accord sur une idée ou une méthode de travail, c'est la croix et la galère ici.

Notre travail sur le parc Grand Bourg avance d'une drôle de façon, cahin caha, et on passe sur beaucoup de choses pour presser la finalisation des présentations. C'est selon les conseils des différents profs aussi...entre le prof de communication, avec qui on se sent à l'aise et qui nous donne confiance en nous, et les encadrants de chez qui on ressort totalement démotivées en ayant le sentiment de devoir repartir à zéro...

Enfin, c'est comme ça!

Nous avons fait une présentation devant la Communauté d'Agglo d'Evry-Centre-Essonne le 9 décembre. C'était un peu juste en temps par rapport au rendu du 15 novembre à l'école, et du coup, nos analyses n'étaient pas encore assez poussées, et nos idées de projet trop déconnectées. Pourtant, ces idées, nous étions convaincues qu'elles étaient juste des amorces pour cadrer les propositions finales, et qu'elles resteraient valables qu'elle que soit l'orientation par la suite...Pour nous, elles étaient inhérentes aux qualités du parc...mais maintenant, on envisage même de ne rien garder de ce parc! et l'Agglo est la première à le suggérer...

C'est un peu fort pour moi, car j'ai toujours tendance à considérer les choses du passées comme bonnes et valables, et donc je crois qu'il ne faut pas nier la structure du parc ni ses éléments. D'accord, il ne s'agit pas de tout restaurer à l'identique, mais je pense qu'on doit un certain respect au passé et s'en inspirer. Et là je fais crier une de mes collègues..."mais on va pas tout replanter exactement pareil!"

Je vous demande encore un peu de patience pour voir nos documents présentés à l'agglo et à l'école. Nous avons eu une autre présentation le 16 décembre, après une mise au point avec notre encadrant. Nous nous sommes aperçues que nous étions allées trop vite, qu'il n'était pas encore temps de présenter des idées de projet...mais heureusement que nous l'avons fait quand même, parce que c'était mong et laborieux et que nous pourrons repartir plus vite en janvier.

Nous avons en effet une présentation "officielle" le 2 février à Evry, en présence de l'architecte des Bâtiments de France, des élus, des représentants locaux etc...où il nous faudra leur décrire plusieurs scénarios, ou un seul, et surtout le leur faire accepter dans les grandes lignes...

Tout cela se télescope avec le projet personnel...pré-jury le 20 janvier...mais comme dit Michel Péna, en agence, c'est 20 projets à la fois sur lesquels on travaille!

Bonnes fêtes de fin d'année à tous, à bientôt.

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vendredi 3 décembre 2004

suite sur l'histoire de la ville de Briare

Briare-le-Canal, histoire de la ville

 

  • Généralités

 

  • Briare se situe en bord de Loire, sur la rive droite, à 80 km d'Orléans et 10 km de Gien.
  • Elle est reliée à Paris par le train Paris/Clermond-Ferrand et par l'autoroute A77.(150 km)

 

  • Petite ville de 6192 habitants.
  • Altitude max 144 m.

 

 

  • Briare, histoire et évolution urbaine

 

  • A l'origine, Briare s'appelait Brivodorum, du celte briva (pont) et duro (colline fortifiée, oppidum). La cité se trouvait sur un chemin celtique, la voie d'Autun à Orléans puis Nantes. Cette voie franchissait la Trézée avant sa division en 3 bras: de Rivotte, du Martinet et du Baraban, formant un large delta (qui correspondront par la suite aux 3 sorties en Loire du canal).
  • Des traces importantes témoignant de la vie de Briare à l'époque gallo-romaine sont découvertes lors du creusement du canal latéral, et en particulier dans le delta de la Trézée: villa avec bains, mosaïques, statuettes, sarcophages, tuiles à rebord…
  • La ville vit du commerce et de la viticulture. Les fondations d'un temple probablement dédié à Bacchus, le dieu de la vigne, sont trouvées au Baraban, .
  • Aux alentours de 500, Brivodurum est une paroisse avec église, tandis qu'une chapelle dédiée à Saint Etienne est édifiée sur les fondations du temple.

 

  • Son nom se transforme ensuite en Brierre à l'époque carolingienne. La trafic sur la Loire se développe et la traversée du fleuve se fait à Châtillon et Saint-Firmin pour gagner la route Autun-Lutèce.
  • Le nom Briare apparaît en 1523 sur la carte de France dressée par Oronce Finé.

 

  • Un plan reconstitué des environs de 1630 nous montre une cité fortifiée, organisée en croix selon les 4 points cardinaux. A l'Est, isolé et en dehors des remparts, le château fort trône au milieu de douves alimentées par une dérivation de la Trézée. L'église se trouve au milieu de la croix presque à la même hauteur que le château.
  • L'habitat semble très limité à l'intérieur de la ville mais la présence de nombreuses auberges et hostelleries est signalée dans la légende ( au moins 18). Le canal a sans aucun doute profité à l'essor économique et urbain de la ville, qui jusque là ne semblait pas s'être tellement développée.

 

  • Le plan de 1775 dessiné par Lattré, graveur du duc d'Orléans, montre en effet une densité beaucoup plus importante à l'intérieur des remparts qui servent d'appui aux constructions. L'urbanisation en dehors des remparts reste très timide. Il faut néanmoins noter la construction des magasins généraux en 1735, de l'autre côté du canal. Ceux-ci étaient destinés à stocker les marchandise apportées par bateaux de Loire et de les acheminer au fur et à mesure des besoins vers Paris.
  • Les vignes et jardins entourant la cité sont représentées ainsi que le relief et les plantations en bord du canal et de la Trézée.
  • La forme des remparts a quelque peu changé, la porte à l'Ouest est fermée.
  • Des représentations de l'église, de bâtiments notoires, apportent des indications sur l'architecture de l'époque.

 

 

  • Un 3° plan de 1836, témoigne de l'évolution de Briare depuis la construction du canal avant l'implantation de la manufacture de faïence fine en 1837.  Décidée à profiter du transport des marchandises par le canal pour concurrencer la faïencerie de Gien, la manufacture de Briare s'installe au bord du canal, du même côté que les magasins généraux.
  • La concurrence est sévère, la manufacture de Briare fait faillite et est reprise en 1845 par Jean-Félix Bapterosses, industriel parisien à la tête d'une manufacture de boutons.
  • Par ironie du sort, la faïencerie de Gien est maintenant actionnaire de la fabrique d'émaux de Briare!

 

  • Depuis la construction du pont-canal en 1896, l'urbanisation s'est essentiellement développée dans le triangle formé entre le canal de Briare, le canal latéral à la Loire et le canal neuf de Briare.
  • Construction de l'autoroute A77, de la RN 7
  • 1883 : Voie ferrée

 

 

 

Manufacture de Briare

 

 

  • En 1837, Briare voit donc s'installer une manufacture de faïence, sur un site de 10 hectares, surface immense pour l'époque. Les bâtiments d'exploitation sont nombreux et vastes, 45.000 m², et en parfait état. Les fours à houilles existants sont modernes et d'après un brevet déposé par J.F Bapterosses, vont permettre la cuisson très rapide (15 min) des boutons. De plus, d'après un procédé de son invention, il trouve aisément autour de cette commune rurale le lait dont il a besoin pour rendre la pâte d'émail plus malléable.
  • Et depuis 1838, l'histoire de la ville se confond avec les péripéties de l'usine.

 

  • A partir de 1845, J.F Bapterosses réoriente la production vers la fabrication en grande série de boutons et de perles en émail, et désormais la fabrique peut compter aussi sur le chemin de fer pour exporter ses produits, arrivé en 1843.
  • Son succès est rapide et nécessite des aménagements pour les 1500 employés de l'usine. J.F Bapterosses, en industriel paternaliste, construit une cité ouvrière (180 familles) avec des jardins, des écoles. Il fonde un hôpital-hospice, une société de Secours Mutuel pour ses employés et implante des terrains de sports, crée une fanfare etc.…
  • La production pouvait atteindre 1,4 millions de boutons par jour (avant l'invention des boutons en plastique) et 500 tonnes de perles par an.

 

  • À la mort en 1885 de J.F Bapterosses, sa famille reprend la fabrique. En 1882, la production de perles et de boutons s'accompagnait déjà de celle de mosaïques, ou émaux. L'emploi de ce matériau est très prisé par les architectes et les entrepreneurs après la fin de la guerre 14-18. Le succès est tel que Briare produit 60% du marché français de la céramique.
  • Un nouveau produit, élément de céramique teinté dans la masse et vitrifié, les "Émaux de Briare", assure une qualité supérieure aux autres revêtements.

 

  • Ce succès et la reconversion progressive de l'entreprise vers ce nouveau produit de qualité ne suffit cependant pas à éviter son déclin.
  • En 1954, l'usine doit licencier, et en 1962, elle est cédée au groupe Société Générale de Fonderie.
  • Les années 1980 marquent une période de réduction d'activité, l'effectif passe de 1000 à moins de 100 employés.

 

  • En 1996,  Jean-Claude Kergoat a repris le flambeau de ce fleuron de l'industrie céramique avec ses 77 salariés. Maintenant, les Émaux de Briare entament une véritable renaissance, alliant la tradition du processus de fabrication et la modernité des collections, renouvelées régulièrement. L'usine emploie une centaine de personnes à l'heure actuelle.
  • Le Musée de la Mosaïque et des Émaux, crée en 1994, attire 1500 visiteurs par an, contribuant à la renommée de l'usine.
  • La fabrique exporte dans le monde entier, 70 % de son chiffre d'affaires se réalise à l'export. Le marché européen est le plus important. L'Australie et l'Europe de l'Est comptent parmi les dernières conquêtes de l'usine. Bien que 85 % des commandes proviennent de particuliers, les Émaux de Briare réalisent aussi des commandes prestigieuses: mosquées, bateaux de croisière, aéroports etc.

 

 

  • Procédé de fabrication

 

  • Les composants: l'émail est en réalité un verre et même un cristal très affiné, coloré à l'aide d'oxydes métalliques. Ses principaux composants sont la silice, la soude, le minium, le carbonate de potassium, le borax, qui sont mélangés en suivant à la lettre des formules très anciennes.
  • La silice provient des sables de Loire exploités dans la région. Les minerais sont achetés en Australie, en Norvège.
  • Le mélange de silice et de minerais est fondu à 1400°C, puis mélangé aux oxydes métalliques qui le colorent dans la masse.
  • La pâte colorée ainsi obtenue est ensuite broyée puis pressée et cuite selon la forme et la taille désirées des carreaux.
  • L'introduction de lait dans la pâte fait partie du secret de fabrication...

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Retour sur Briare

Je parle beaucoup du travail de groupe sur Evry, et j'en oublie mon travail personnel sur le canal de Briare! Et pourtant, ça avance quand même. J'ai vu mon encadrant vendredi dernier, pendant que Roussette et P'tite Lène continuait de déblayer le réseau hydraulique du parc Grand Bourg. J'ai échappé pour une journée à la corvée!
Corvée, corvée, pas vraiment, puisque c'est passionnant de découvir des "trésors" enfouis qui nous racontent l'histoire du parc. Mais je reviendrais dessus plus tard...

A propos de Briare, Mr Garnero, mon encadrant, m'a orienté vers une approche plus large du territoire de la commune, à l'échelle de tout le val. Il faut que je m'intéresse d'avantage à la formation du relief et du sol pour comprendre l'emplacement de la ville, son développement et ses possiblités d'aménagement futur.
De la même façon, le bras de canal abandonné que j'ai choisi pour site de projet, fait partie d'un ensemble qui doit se penser dans sa globalité. Je dois donc me pencher aussi sur l'ancien canal latéral à la Loire.



De nombreux éléments entrent en considération pour l'analyse de ce territoire: l'agriculture, les transports, l'industrie, l'économie, l'environnement etc. J'ai du travail devant moi, mais je suis là pour ça après tout!

Voici des photos de Briare, du texte viendra plus tard une fois que j'aurais vraiment commencé à écrire mon analyse!

Le bras du Martinet                                              La gare d'eau des Prés Gris
 

Par contre, voici des notes sur l'histoire de la ville.

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jeudi 2 décembre 2004

Photos avant/après des fouilles


La grande cascade
 

Le ruisseau de la grande cascade
  

La rigole
  

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samedi 27 novembre 2004

Fouilles dans le parc

De mardi à vendredi dernier, nous avons, avec l'aide de 2 jardiniers de l'agglomération d'Evry,  commencé de tenter de retracer tout le réseau hydraulique qui alimentait les fontaines du parc Grand Bourg. Nous étions loin de soupçonner la diversité et la complexité des jeux d'eau de ce parc!

La grande cascade était l'élément le plus visible, même enfoui sous un voile de ronces et de clématites. Les jardiniers avaient déjà tout débrouissaillé autour de cette cascade quand nous sommes arrivés. (l'accord passe au masculin car un ancien élève de l'école, en recherche de travail, est venu nous aider, nous faibles étudiantes!)
Nous n'avons donc pas eu la surprise de découvrir la cascade par nous-même, mais le gros du travail était fait et nous avons pu nous consacrer à des tâches plus minutieuses, comme le déblaiement des canivaux et des petits bassins successifs. J'ai passé une bonne partie de la journée de mardi les pieds dans mes bottes, dans le bassin où l'eau devait autrefois tomber en cascade, cela pour évacuer la vase et les pierres tombées et pour retrouver le tuyau d'évacuation de l'eau.

Chose faite, nous avons au moins pu retracer le parcours de l'eau dans cette cascade. Elle arrive par le haut, par un tuyau caché sous des rocailles, pour sortir en un mince filet serpentant qui imitait un rû de montagne. Ensuite, elle s'accumule dans plusieurs trous successifs et déborde de l'un dans l'autre. Par contre, nous n'avons pas vraiment encore compris comment elle passe pour tomber en cascade.
Au bas du gros rocher, il y a donc ce petit bassin que j'ai un peu curé, puis l'eau sortait dans un ruisseau maçonné, avec des creux et des méandres, où elle devait bouillonner pour imiter un vrai ruisseau. Pour finir, l'eau remplissait un grand bassin entouré de pierres, avec des nénuphars sans doute.

Tout cela reproduisait une nature sauvage, romantique, exhalait les sentiments de petitesse de l'homme face au monde et à la Création. C'est un thème qui était particulier aux jardins et aux expéditions du 19ème siècle.


Sur un côté du parc, nous avions remarqué auparavant un bassin carré, dépourvu d'ornement. Nous avions pensé à un abreuvoir ou un réservoir pour le potager. Il s'est avéré que ce n'est qu'une toute petite partie d'une autre cascade! Mais je dirais que celle-ci est inspirée du modèle italien de la "cascatelle", succession rapprochée de petits bassins, avec des soubresauts où l'eau remue et écume.
Hier, les filles et notre "aide" ont dévidé le caniveau de sortie, il est très profond et il semble qu'un tuyau doive aller vers la grande cascade en souterrain. Ils ont aussi trouvé une manivelle, il devait y avoir une pompe pour animer des jets.

Nous avons filmé les découvertes et pris des photos, à voir bientôt!

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lundi 22 novembre 2004

Le parc Grand Bourg d'Evry

Voici enfin quelques images de notre présentation du 15 novembre. Elles vous permettront de comprendre la situation géographique du parc, ses caractéristiques par rapport à la ville, à l'agglo et à la Seine.
Nos interrogations apparaissent au fur et à mesure, mais pour l'instant nous n'avons aucun élément de projet. A priori, le travail sur le terrain nous éclairera et nous apportera des réponses précises sur les problèmes de l'eau et de l'entretien notament.

Pour commencer, nous avons chacune évoquer l'attrait que le projet rprésente pour nous. Cela nous a permis de capter l'attention des autres étudiants, et les professeurs sont revenus sur cela dans les questions, comme nous le voulions. C'est une technique de communication que Sasha, le prof de communication, justement, nous a enseigné. Débuter sur une note personnelle témoigne de notre investissement et donc de l'intérêt du projet.

Introduction
Stéphanie:
La commande de notre APR concerne un parc ancien, en très mauvais état. Le côté archéologique dans ce projet m'attire énormément et je suis impatiente qu'on commence à faire des fouilles sur le terrain.

Sandrine:
Les commanditaires n'ont pas vraiment encore d'idées pour le devenir sur ce parc. On a donc carte blanche et c'est à nous de faire un programme. Cela change vraiment des projets qu'on a eu à l'école depuis 3 ans, où l'on avait toujours des contraintes et des demandes bien précises.

Hélène:
Par contre, ce qui est dangereux, c'est que c'est un parc tout petit par rapport à l'ensemble des parcs de la ville. Il faut lui trouver une fonction qui attire les gens car on ne peut pas simplement proposer une promenade. Les gens viendraient jusqu'au parc puis repartiraient, ça serait cela leur promenade.


Localisation d'Evry en région parisienne



En s'approchant, on peut voir qu'Evry constitue une emprise sur la Seine pour toute l'agglomération. Dans cet ensemble, notre parc, le parc de Grand Bourg, se trouve dans un recoin de la ville, attaché à la Seine.
EVRY, pôle principal de l'agglomération Evry-Centre-Essonnes



La topographie, tournée vers la Seine



Evolution de l'urbanisation
Pour l'instant, la première apparition de notre parc date de 1823 sur le cadastre napoléonien. A cette date, Evry est une commune boisée et vallonnée, installée sur un coteau de la Seine ; on y distingue deux seigneuries : Petit-Bourg et Grand Bourg. De grandes propriétés privées se partagent l'emprise sur la Seine.

1823                                                                              Avant 1965
 
Jusqu'en 1965, date de publication du Schéma Directeur d'Aménagement et d'Urbanisme de la Région Parisienne, le SDAURP, qui lance la création des villes nouvelles, Evry reste une commune rurale, agricole. L'urbanisation avait continué de se développer en cordon parallèle à la Seine, suivant les constructions existantes. De nouveaux parcs privés ont fini d'occuper toute l'emprise des bords de Seine.

1971                                                                              1972
 
1971 marque la première étape de la ville nouvelle avec la construction de la préfecture, au centre d'une trame élaborée selon des principes d'urbanisme nouveaux, détachés du contexte.
Malgré tout en 1972, les premiers quartiers de logements se rattachent spatialement aux anciens quartiers d'Evry

1974 à 1986                                                                    1978
    
De 1974 à 1986, ce sont de grands programmes de logements et de commerces qui s'étalent dans la continuité des précédents, dont le célèbre quartier des Pyramides d'Evry. C'est une architecture nouvelle, tout en béton, aux formes surprenantes. De grands parcs publics sont construits en pré-verdissement de futurs quartiers.
En 1978, le premier quartier de logements de centre ville même apparaît.

1979 à 1986                                                                     1981 à 1982

De 1979 à 1986, les grands quartiers des Epinettes et de Bois Sauvage s'installent autour des parcs. Puis de 1981 à 1982, le quartier des Aunettes achève d'encercler le parc des Coquibus.

1982 à 1986

En 1982, Evry se dote d'une université, volontairement en centre ville. Le quartier du Canal en 1986 termine l'urbanisation de la ville nouvelle, mais il a depuis été rattaché à Courcouronnes.

En synthèse, la ville nouvelle d'Evry s'est inventée une spatialité contemporaine, s'éloignant de la Seine et de son ancienne urbanisation. Chaque quartier a été conçu de façon individuelle et fonctionne presque en autonomie. La ville cherche à travers l'élaboration de son PLU pour 2006 à retrouver une centralité et des communications entre les quartiers- des liens entre quartiers neufs mais aussi entre jeunes et anciens quartiers.
Jusqu'ici il n'y avait pas vraiment de centre ville, il est en train d'être remodelé.

Tous ces quartiers et parcs ont été érigés de toutes pièces, ainsi les habitants sont en demande de patrimoine, un patrimoine d'avant la ville nouvelle qui permette de poser des bases à cette histoire contemporaine. C'est seulement la prochaine génération qui pourra d'identifier à la ville nouvelle, s'approprier son histoire.
D'ailleurs Evry est devenue une commune à part entière en Janvier 2001.


Espaces verts de la ville d'Evry

Au sein de la ville d'Evry, le parc de Grand bourg ne représente qu'une infime partie de tous les espaces verts de la ville. Les grands espaces publics de la ville sont es 4 parcs construits pendant la ville-nouvelle: le parc des Coquibus, les parc Henri Fabre, la coulée verte des bords de Seine et le parc des Loges.Chacun fait entre 15 et 20 ha, donc bien plus que notre parc qui est lui de 7,5 ha.

Les autres espaces verts publics de la ville sont des squares et de petits parcs de quartier, très populaires et presque semi privatisés. La ville a acquis un autre parc privé, le parc des Tourelles, aussi délabré que le parc Grand Bourg. Ces deux parcs sont dans des quartiers anciens, au tissu urbain serré très différent des quartiers de la nouvelle ville. Ils sont dans un environnement privilégié.

Ainsi, par rapport à l'importance des espaces publics d'Evry, nous nous demandons à quelle échelle il faut réfléchir le devenir du parc Grand Bourg. Mais ce qui fait la particularité de notre parc, c'est sa potentialité d'offrir un patrimoine, un lieu de mémoire, dans cette ville nouvelle.

Au jour du développement actuel d'Evry, on peut se demander comment l'urbanisme peut encore évoluer, sur ce territoire déjà bien occupé ?
Comment répondre à une recherche de patrimoine de la part des habitants, dans un contexte de patrimoine contemporain peu reconnu ?
Quelle place peut prendre le parc Grand Bourg dans ce contexte d'espaces verts déjà nombreux et vastes ?


Le bâti, un patrimoine en ruine


La végétation, dernier patrimoine vivant du parc


L'eau, un élément structurel et thématique à redécouvrir



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dimanche 21 novembre 2004

Début des fouilles au parc Grand Bourg

Mardi prochain nous allons commencer les fouilles du réseau hydraulique avec l'aide de jardiniers de la ville d'Evry.

Nous voulons d'abord dégager les structures visibles comme la cascade ou les différentes parties de rocailles et de rigoles à ciel ouvert. Ensuite, nous espérons trouver un plan ancien qui indiquerait les réseaux souterrains. Il semble qu'il en existe un puisque le service de la ville nous a dit que le sol est truffé de canalisations.

Pour l'instant, en ce qui concerne les images de notre présentation, je vous demande un peu de patience!! il faut que je transforme tout en JPEG, et c'est un peu long, nous avions tout de même une vingtaine de diapos avec animation pour certaines.

Posté par Pioup à 18:25 - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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