Perspectives paysagistes

Les tribulations de Pioup dans le paysage

lundi 21 mai 2007

Encore gagné!

Une nouvelle victoire!

Le projet que j'ai élaboré avec les étudiants de Técomah a bien abouti puisqu'il a été sélectionné par les organisateurs de l'exposition "Jardins Jardin".

Me voici maintenant à endosser d'ici quelques jours le rôle du responsable de chantier au sein de l'entreprise Horticulture et Jardin, à Saint Prix dans le 95,  pour la mise en oeuvre des différents éléments de notre jardin.

Un jardin qui est en réalité une terrasse, le thème donné par l'exposition étant "Des balcons et terrasses économes en eau".
Je n'en dis pas plus! ... et vous laisse le soin de découvrir notre réalisation du vendredi 1er juin au dimanche 3 juin prochains, au parc des Tuileries, à Paris.

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mercredi 11 avril 2007

Du boulot par-ci par-là

J'ai travaillé en mars dans l'agence d'une amie à Clermont-Ferrand sur un concours de jardin public, et nous avons gagné!! 15 jours seulement, qui ont suffit à me redonner confiance en moi au point de vue du dessin et de l'utilisation d'Autocad.

J'ai ensuite enchaîné grâce à une autre copine un petit boulot à Técomah, à Jouy-en-Josas, auprès d'étudiants en BTS Améngements paysagers. Il s'agissait de les encadrer pour l'élaboration d'un projet de terrasse, pour un concours d'idées lancé par une exposition de plantes et jardinage aux Tuileries, à Paris.
Résultat en attente d'ici juin.

Et demain, je pars quelques jours à Chaumont-sur-Loire avec Sandrine, pour l'aider à planter des aromatiques et des tomates sur son jardin. Belles journées en perspective avec ce beau temps du moment!

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jeudi 22 février 2007

Le projet de deux amies

Je suis ravie de vous annoncer que deux de mes amies de promo de l'Ecole du Paysage ont remporté cette année le concours de festival de jardins de Chaumont-sur-Loire!

Sandrine Feutry et Stéphanie Freret vont donc commencer à partir de mars à installer et mettre en oeuvre leurs idées. Vous pourrez suivre la mise en place du jardin sur leur blog: VOYAGE AU BOUT DE LA TOMATE.

Pour le thème de cette année: la mobilité,  elles ont donc choisi la TOMATE pour créer leur jardin. Pourquoi la tomate? elles vous expliqueront que la tomate est une grande voyageuse et qu'elle a conquis tous les continents...

En avant première, je vous livre un aperçu de ce futur jardin:

ImagesChaumont


Maintenant, je laisse la parole à Sandrine et Stéphanie pour détailleur leur projet!

"Voyage au bout de la Tomate"

" Le règne animal se différencie du règne végétal parce qu’il peut entre autres se déplacer. Faux ! Les plantes sont également mobiles, elles parcourent les continents encore et toujours…mais à ce jeu là, certaines ont plus d’aisance que d’autres, surtout quand l’Homme, autre grand voyageur, est de la partie. Un des exemples les plus flagrants : la tomate! Quelle voyageuse!

Prénommée pomme du Pérou ou pomme d’amour, elle fût introduite au Pérou puis au Mexique à une époque préhistorique (il y a plus de 2 000 ans) par le vent, les cours d’eau, les oiseaux ou les Indiens migrant vers le nord, elle a trouvé là un terrain fertile à son établissement.

La tomate TRAVERSA l’Atlantique au début du XVIème siècle sur les caravelles des «Conquistadores» espagnols, heureux de rapporter de leurs voyages des plantes inconnues. Ils appelèrent celles-ci: «tomata». Par la suite Les italiens puis les français se l’approprient tout en s’en méfiant : elle ressemble à la mandragore, plante aux propriétés hallucinogènes, entourée de nombreuses légendes lui attribuant des vertus magiques extraordinaires.

La tomate SE MOBILISERA pendant une longue période en élément de décoration, pour enfin SAUTER au 16ème siècle, du pot de fleur garnissant la fenêtre de la grand-mère de l’Artésienne pour s’aligner dans le jardin de Monsieur Roumanille. Elle devint à force d’eau et de soins, fessue, juteuse et goûteuse comme l’étaient ses sœurs restées en Italie.

La Chine tout comme l’Amérique ne l’adopteront qu’au XXe siècle, bien qu’elle y ait été introduite trois siècles auparavant.

Ce jardin s’efforce de traduire l’histoire des voyages et des imprévues de cette aventureuses et de ses compagnes jusqu’à ses origines lointaines. Une spirale entraîne le promeneneur-voyageur à remonter le temps, dans un mouvement perpétuel et dynamique …

Ici elle parcourt le monde et va de continent en continent, elle change de formes, de couleur, et même de nom. Lycopersicon, Solanum, ...

Là elle se trouve coincée dans une impasse, un jardin privé, pour cause de sorcellerie, elle ressemble à la mandragore, plante maléfique…. Elle finira même par s’enraciner et devenir arbre, Cyphomandra betacea.

Ailleurs elle se hisse difficilement sur un tuteur démesuré: un échafaudage en construction, installation éphémère synonyme de transformation constante, de changement, d’évolution dans le temps, dans la saison et de l’espace.

Enfin, au centre, la tomate sauvage, Lycopersicon hirsutum, la pomme d’amour, préciosité qu’il faut conserver à tout prix. En compagnie de «l’amour en cage», Physalis alkekengii et Physalis peruviana elle se retrouve prisonnière de l’homme dans une cage grillagée afin qu’elle ne s’échappe encore et encore et encore...

Explication du jardin :

* Plantation
Pour accompagner ce discours du voyage des plantes, nous avons voulu également parler d’autres types de plantes : les aromatiques et les grimpantes.

Les aromatiques ont été choisies car elle s’associent, dans l’esprit des gens, naturellement aux tomates. Elles accompagnent les tomates dans son voyage à travers les continents.

Les grimpantes voyagent, se déplacent autrement, elles s’enroulent, s’accrochent autour d’un support, (les échafaudages et les échelles)  avec leurs vrilles ou bien elles sont volubiles. Nous avons choisi les grimpantes en fonction de leur mode d’accroche et de leur nom commun trompeur sur leurs origines. Voici quelques exemples : Chapeau chinois, origine Mexique, Pipe allemande, origine Brésil, Haricot d’Espagne origine Amérique, Asie…

C’est pourquoi au final, nous avons plusieurs types de plantes.

Les plantes voyageuses : les tomates
Les plantes compagnes : les aromatiques
Les plantes vagabondes : les grimpantes
Les plantes « arrêt du voyage » : Tomate décorative et Arbre à tomate
Les plantes emprisonnées : Tomate sauvage, Amour en cage
Les plantes sont regroupées sur 5 parcelles différentes qui symbolisent les 5 continents que la tomate a envahit au grès de ses voyages.

* Structure
Comme support à ce voyage, nous avons choisi d’utiliser les échafaudages comme tuteur et structure éphémère mobile. S’installer pour repartir et recommencer… Les échafaudages s’installent et disparaissent aussi rapidement dans la ville que la tomate l’a fait dans le monde. Ils permettent également de séquencer le rythme de la ballade.

Nous avons également choisi d’utiliser des échelles, qui font partie du même registre que les échafaudages et qui symbolisent l’enjambement entre les continents. Ce sont les « Tuteurs » des plantes grimpantes, avec les échelles elles peuvent aller au delà… De plus, la disposition aérienne des échelles traduit le mouvement et non la stabilité.

Tomate :
La plus grande voyageuse et le 1er légume fruit consommé au monde
Origine : Pérou – lycopersicon esculetum
Etymologie : Vient de l’espagnol « tomate » par confusion avec le mot « tomatl » qui désignait le fruit des tomatillos (Physallis ixocarpa)
Ses voyages : Espagne – Tomata
Italie – Tomatica, Pomodoro
France – Tomate, Pomme d’amour
Amérique
Asie
Ses évasions : des jardins botaniques ou privés en tant qu’objet de curiosité, vers les potagers comme plante comestible 18ème siècle."

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Des albums photos plus beaux!

J'ai changé de site pour héberger mes photos de paysage, de voyage et autres, et maintenant, on les voit en bien meilleure qualité sur Flickr. Pour accéder à mes albums en lignes, cliquez sur la banière de photos ci-dessous.

www.flickr.com
Petit pioup's photos More of Petit pioup's photos

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mercredi 24 janvier 2007

Les Folies Végétales de Patrick Blanc

0612_electra_blanc  J'ai passé la semaine de Noël au Nouvel An à Paris, profitant de mon temps libre pour me balader, regarder les vitrines des grands magasins, explorer les limites de mon quartier...et visiter l'exposition de l'Espace Electra, installée par le botaniste Patrick Blanc.

C'est un nom que je connaissais de longue date, et que beaucoup ont dû entendre aussi plusieurs fois, à la télé, à la radio.  Je l'ai découvert au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, avec le "Mur végétal", prouesse technique que les organisateurs du festival n'ont pu se résoudre à ranger au placard.  Ce mur végétal a donc été déplacé avec d'autres montages favoris dans un espace appelé "jardin expérimental", où il tient la route depuis plusieurs années, alors qu'à l'origine, ce devait être une installation temporaire.

A travers ce mur, Patrick Blanc nous montrait la capacité d'adaptation de certaines plantes à pousser dans un milieu particulier, ici un milieu vertical avec un support très pauvre en substrat (terre), s'inspirant de ses voyages scientifiques dans des jungles.

Avec l'exposition "Folies Végétales", il met en scène des milieux extrêmes, où les plantes expriment des adaptations poussées jusqu'à la spécification.

A l'entrée, c'est d'abord un plafond de grotte, fait de tuyaux de drainage remplis de terre,  d'où pendent des centaines de plantes, dans la pénombre.
On passe ensuite entre deux milieux: l'ombre et la lumière, découvrant que le milieu qui semble le moins propice est celui où se développe une plus grande diversité, le facteur concurrence pour la lumière étant absent.

Au fond du rez-de-chaussée, j'ai particulièrement admiré le parterre de plantes à feuillages sombres, adapatées à l'obscurité quasi complète. Cette coloration reste encore un mystère pour les scientifiques.

L'étage fascine avec ses grands tubes, reconstituant le milieu de rivières rapides où les plantes accrochent leurs racines à la moindre particule stable. Leurs feuilles présentent des trous pour laisser passer l'eau et ne pas se faire déchirer.

Au sous-sol, Patrick Blanc nous plonge dans l'ambiance brumeuse de la baie d'Along, avec des gros rocheux humides recouverts de plantes tapissantes, de mousses...et nous fait découvrir une plante hologramme!!! Un bégonia à reflets bleu irisé...

Je vous conseille vivement cette exposition, gratuite, jusqu'au 18 mars. J'en suis ressortie apaisée, avec du rêve dans la tête, le rêve d'une nature qui nous promet encore de belles et nombreuses découvertes.

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