mercredi 12 janvier 2005
Images en retard de la présentation de décembre
Le 9 décembre dernier, nous avons présenté l'avancement de notre
travail à l'agglo d'Evry: analyse de l'urbanisation, des besoins de la
ville en matière d'espace ouvert, des besoins sociologiques....les
enquêtes sont encore en cours, c'était un premier stade dans la
recherche du projet.
Nous avons essayé de présenter déjà quelques idées, mais c'est
dangereux à ce stade, car en général, elles sont prises comme telles et
les auditeurs restent dessus.
C'est ce que les profs nous ont confirmés la semaine suivante au cours d'une présentation à l'école.
Nous avons commencé par replacer le parc dans son contexte large, à
savoir la vallée de la Seine avec les deux coteaux qui se font face:
Evry et Soisy-sur-Seine.
La coupe ci-après montre la situation en
pente du terrain du parc, qui offre cette vue sur la Seine pour
laquelle le parc a été inscrit. L'aménagement de la vue est donc soumis
à l'architecte des bâtiments de France.
La structure de l'agglomération est construite de façon parallèle à la
Seine, créant des bandes progressives vers le fleuve, en terme de
densité et d'époque d'urbanisation. Près de la Seine se trouve
l'origine de la ville d'Evry, la ville nouvelle s'est étendue à
l'opposé. Les axes de communication isolent les quartiers anciens et
les bords de Seine, sur lesquels les parcs d'anciennes grandes
propriétés forment aujourd'hui une bande "verte" discontinue.
Le
parc de Grand Bourg se situe dans cette bande. Nous avons évoqué la
possibilité de créer un cheminement pour relier les différnets
séquences de cette bande verte, comme un parcours de "chambres" de
jardins.
Resituer le parc dans le contexte géographique et historique, c'est
expliquer d'abord son emplacement. Il ne se trouve pas sur une pente
par hasard, sa raison est la vue, la vue sur la Seine, et puis aussi
être vu, depuis l'autre coteau.
D'où un tracé ouvert et non un
espace complètement boisé: la prairie permet de mettre en scène
mutuellement le château et la vue sur la Seine. Une prairie avec des
arbres remarquables en bordure: hêtre pourpre, ginkgo, cèdre,
marronnier. Le boisement autour de la prairie sert à cadrer la vue,
mais de façon "naturelle". Les allées en courbes se veulent aussi
naturelles. Le 19ème dans les jardins fait l'éloge de la nature
pittoresque et romantique. Ainsi on met en scène le naturel en créant
des scènettes comme une cascade, des rigoles, des bosquets de
pins...éléments que l'on distingue encore dans le parc.
C'est pour
cela que nous avons choisi le langage du théâtre pour qualifier les
différents espaces du parc de Grand Bourg, comme le montre le schéma
suivant.
à suivre...