Perspectives paysagistes

Les tribulations de Pioup dans le paysage

samedi 13 novembre 2004

Lundi 15 nov: présentation de notre travail en cours

Lundi va marquer la première étape de notre travail de groupe: la présentation de nos recherches et idées en cours devant les encadrants.
Nous sommes répartis par groupes de 3 ateliers, c'est-à-dire 15 étudiants. Chaque groupe a 30 min pour présenter l'avancement de son travail puis 15 min pour échanger et poser des questions aux paysagistes présents.

Nous avons choisi dans notre groupe de faire une présentation sur power point. J'espère réussir à transformer nos diapos de façon à pouvoir vous les afficher bientôt.

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jeudi 4 novembre 2004

Définition de la commande de l'APR

Voici le texte de commande qui nous a été donné par la communauté d'agglomération d'Evry pour notre atelier pédagogique, afin de mieux vous faire comprendre la situation et les problèmes que nous allons devoir résoudre.

1° description du lieu

"Le parc Grand Bourg, ou parc Bataille, ainsi qu'un bâtiment, apparaissent sur la carte de la forêt de Sénart et ses environs dressées en 1708 par Bourgeault et Matis. Mais l'on trouve le château, à son emplacement actuel, sur les plans de l'Atlas du Duc d'Antin en 1730.
Par contre, le parc à l'anglaise, tel qu'actuellement, se retrouve sur les plans du cadastre napoléonien établi début XIXème.

Le parc du château de Grand Bourg, qui s'inscrit dans le cadre de l'aménagement des bords de Seine (site inscrit) a un intérêt historique certain, d'autant plus qu'il se situe dans une ville nouvelle où l'histoire d'une grande partie des quartiers se résume à une période de 35 ans.

Située en limite nord de la commune d'Evry, cette propriété s'insère dans un ensemble de demeures er ruelles caractéristiques du XIXème.

Le parc, d'environ 7,5 ha, offre un patrimoine végétal riche, composé d'arbres remarquables (gingkos, frênes, hêtres, érables...) et d'un âge respectable, ayant échappé aux tronçonneuses des chantiers et aux tempêtes successives, mais soumis aujourd'hui aux affres des champignons.

L'ensemble du tracé paysager d'époque a souffert d'un manque d'entretien et des éléments ont disparu sous les broussailles, les ronces...Les bassins, les fontaines, les cascades, les allées ainsi que que le captage d'éventuelles sources.

2° Partis d'aménagement:

Restituer au parc sa beauté originelle. En effet, compte tenu de son état, l'aménagement doit s'orienter sur la réhabilitation, la restauration, dans l'esprit des parcs du XIX ème, tout en en l'adaptant aux usages de notre époque pour y accueillir du public.
Des techniques de réhabilitation pourront être décrites après des essais expérimentaux.

Il est demandé aux étudiantes de l'ENSP d'étudier ce parti d'aménagement en y incorporant les éléments nécessaires pour permettre cette rénovation en utilisant les matériaux laissés en place.

Une mise en valeur des arbres remarquables et la nécessité d'en planter de nouveaux pour permettre la continuité du paysgae et l'intégration de la voie ferrée, devront compléter l'approche, ainsi que la reconstitution de clairières, d'allées et la remise en fonctionnement des bassins et fontaines.

La fréquentation d parc, des ateliers d'arts plastiques et du château va entraîner un afflux de véhicules; d'où la nécessité de places de stationnement. La réflexion devra porter sur les possibilités d'intégration de ces places, dans un site, sans dénaturer celui-ci.

Ce site est classé dans le cadre des berges de la Seine où se trouve une liaison douce qui relie le nord de Ris-Orangis à Corbeil. L'élaboration de la faisabilité de la rénovation du parc doit intégrer cette liaison et analyser les raccordemnts réciproques entre ces deux entités.

Les notions d'entretien aisé et de récupération des eaux de ruissellement par une noue d'infiltration sont des éléments à prévoir."

Suite à une réunion avec les commanditaires et notre encadrant, Michel Péna, nous avons redéfini les attentes de l'agglo sur ce parc afin de pouvoir en tirer enjeux et intentions.

3° Attentes des commanditaires

Il nous est demandé de produire un schéma directeur d'aménagement pour le parc Bataille. La finalité du projet est l'ouverture au public de celuici, le programme reste à définir.

Le site est un terrain à flanc de coteau qui descend jusqu'à la Seine. Il se compose d'un château en ruines avec son parc privé, d'une voie ferrée (RER D), et des berges de Seine.

Le premier problème souligné est la gestion de l'eau dans le parc. L'humidité excessive du terrain semble être à l'origine d'un champignon qui détruit petit à petit les arbres par contamination racinaire. L'eau a une grande importance dans ce site, il existait un réseau de rigoles et de bassins en rocaille.

Le second problème abordé est la mise en valeur des arbres remarquables. Un certain nombre a déjà été abattu suite à la tempête de 99 puis du champignon. Des travaux de replantation ont déjà été effectués.

Une des qualités du site est sa situation topographique. Elle lui donne une vue remarquable sur la Seine et le coteau opposé, pour laquelle le parc est inscrit.
La voie de chemin de fer passe au pied du parc, les commanditaires nous demandent de réfléchir à son intégration dans le paysage. La gare de RER se trouve à l'entrée nord du parc, elle ne possède pas de parking et engendre un stationnement sauvage sur la berge de Seine.

Il y a toute une réflexion à mener sur la relation du parc aux berges de Seine, en se rattachant ou non à la liaison verte depuis le pont de Draveil jusqu'à Corbeil.

Les commanditaires n'ont pas insisté en revanche sur le parking des ateliers d'arts plastiques évoqué dans la commande initiale.

Du fait de son état, l'agglomération n'a pas trouvé de projet de réhabilitation pour le château. Selon eux, son avenir n'est pas à prendre en compte.

Prochain article: enjeux et intentions du projet.

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mercredi 3 novembre 2004

L'armillaire dans le parc Grand Bourg

Des recherches sur le champignon armillaire, hôte indésirable du parc Grand Bourg, nous ont alertées sur les ravages que ce champignon peut causer aux arbres;
Non seulement l'arbre est détruit en quelques mois, mais de plus, le champignon se répand par les racines. Il ne faut donc pas laisser le moindre débris infesté autour de la souche quand l'arbre est coupé, ni le décharger ailleurs pour qu'ils ne contaminent pa sun autre arbre.
On peut prévenir la contagion en cernant la souche infestée par une tranchée, en ramenant la terre à l'intérieur du cercle, et en désinfectant le sol avec des produits chimiques toxiques. C'est cher et dangereux.
Le bois de l'arbre, devenu spongieux, est difficile à brûler, il faut l'incinérer.

Malheureusement, les recommandations d'usage n'ont pas été suivies dans notre parc d'études. Certes, le bois n'a pas été sorti du parc, mais laissé en place au pied de l'arbre abattu. Ainsi les arbres alentour sont gagnés tout à tout par l'armillaire. Sur certaines souches, le champignon, présent en grandes plaques brûnatres, dégage une odeur pestilentielle!! Il moisi en devenant flasque, comme de la bouillie ou du vomi, vraiment dégoutant...
Les arbres remarquables de ce parc risquent donc à court terme de disparaître aussi...cela vaut-il la peine de les conserver? Ne vaudrait-il mieux pas tout raser, désinfecter, changer la terre?

A nous d'établir un diagnostique de l'état sanitaire des arbres restant, qui n'ont pas été abattus par les jardiniers de la ville ou par la tempête. Seulement, nous ne sommes pas assez compétentes pour repérer le champignon quand les symptômes ne sont pas encore visibles. Nous espérons pouvoir avec un de nos professeurs d'écologie faire des fiches qui nous permettront de déclarer les arbres sains ou non. Prendre en compte:
-la ramure:  vieillissante, vigoureuse?
-l'écorce: décollée, pourrie?
-le feuillage: dense, malade?
-le pied: présence de champignon, humidité, sec, intact?
-souche à proximité?



HUmmm!!  de l'armillaire pourrie!! qui pue!!

Moi j'attends plutôt le travail de fouilles pour retrouver les structures du parc comme les rocailles, les bassins, les rigoles...sans doute que l'on pourra alors faire l'état des canalisations et tenter de voir comment on peut drainer le terrain pour empêcher le développement du champignon.

En attendant bon appétit!

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vendredi 29 octobre 2004

Reconnaissance végétale dans le parc de Grand Bourg à Evry

Hier, Roussette, P'tite Laine et moi, Pioupiou, nous avons pris nos bottes, nos manteaux et nos sécateurs pour partir faire de la reconnaissance végétale.
Direction notre site d'atelier pédagogique à Evry. Le responsable des services techniques de l'agglo nous a fourni l'étude réalisée en 2001 par leurs soins sur l'état sanitaire des arbres du parc.
Nous voulions vérifier leurs données et essayer de trouver par nous-même des arbres remarquables qui leur auraient échappé. D'après Mr Lucas, notre interlocuteur, la plupart des grands arbres du parc ont bien 200 ans, voir 300. Le dernier aménagement du parc date vraisemblablement du 19ème siècle, comme en témoigne les allées courbes, les restes de bosquets et les vestiges de cascades. Je dirais que l'on peut qualifier ce parc de jardin à l'anglaise, pour ses allées sinueuses et sous le couvert des arbres, avec une tendance baroque pour ses plans d'eau en rocaille.
Il y avait également une serre, un jardin potager sans doute, et nous avons découvert la trace d'un ancien verger palissé près de la serre.


Le parc revêt un caractère forestier à l'heure actuelle, étant donné le manque d'entretien qu'il a subit pendant des décennies. Les arbres ont poussé en fûtaie, leur cime est perchée. De nombreux déchets jonchent le sous-bois, que ce soient des branches tombées naturellement ou des troncs abattus récemment suite à la tempête ou à l'attaque du champignon armillaire.
Ce n'est donc pas l'image d'origine du parc, qui devait être celle de bosquets d'arbres délimités par des haies d'ifs, de lauriers ou de buis. Ici et là des arbres remarquables attiraient l'oeil et donnait un caractère pittoresque à la vue.
Les haies ont poussé jusqu'à donner des arbres, les bosquets sont devenus forêt et les arbres remarquables ne se distinguent plus vraiment.

Notre travail hier a consisté à relever les essences d'arbres présents dans les bosquets et placer sur le plan ceux qui sont particulièrement beaux. Cela nous a été faciliter par l'étude fournie par l'agglo. Nous avons aussi noter les jeunes sujets replantés récemment.
Nous avons donc relevé: des marronniers, des hêtres et hêtres pourpres, des sycomores, des tilleuls, des ifs, des frênes, des chênes, des pins, un cèdre, des ginkgos, des platanes.
Les associations changent selon les parties du parc, créant des ambiances différentes. A première vue, il y a surtout eu une recherche le long des allés, comme deux beaux sujets placés de part et d'autre au moment où le chemin s'infléchit ou pénètre dans le sous-bois.
Les sous-bois sont aussi très différents selon les arbres qui composaient le bosquet à l'origine. Sous les frênes, ont à une multitude de repoussis très fins et serrés. Sous les hêtres, chênes sycomores, c'est un enchevêtrement de ronces, de clématites et d'orties.

Il y aura un gros travail de débroussaillage à faire à l'aide de jardiniers de la ville, surtout quand nous aborderons la phase "archéologique" pour dégager les rocailles et autres structures notables du parc. Comment restaurer le parc avec peu de moyen, quels outils utiliser pour le remettre en état et le gérer dans le futur, en sachant qu'il doit devenir un parc public?
Le parc va radicalement changer de vocation en devenant public, mais il a déjà changé d'identité en devenant "forestier". A nous de lui trouver une nouvelle vocation!
Michel Péna nous avait donc suggéré d'y introduire l'élément "art" et c'est pourquoi nous sommes allés à Chamarande la semaine dernière;
Suite à cela, nous sommes dit que le parc Grand Bourg pourrait faire partie d'un réseau départemental de parc pour accueillir des manifestations artistiques itinérantes.


La prairie en pente vers la Seine, avec un hêtre pourpre à gauche.


L'entrée dans le sous-bois marquée par un platane majestueux.


Sous les herbes, les traces de rigoles d'eau maçonnées.

L'effet de l'amillaire: bois spongieux.


Allée dans la prairie, fûtaie de frênes en arrière-plan.

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mercredi 27 octobre 2004

Rencontre avec l'adjoint à l'urbanisme de Briare

Je me suis rendue à Briare lundi dernier, pour discuter avec le service "urba" de la commune sur leurs projets à venir, les projets avortés et les projes privés dont ils ont connaissance. J'ai en profité pour faire ma petite "enquête foncière", afin de connaître les propriétaires des terrains autour de mon site.
J'avais ouïe dire qu'ils appartennaient aux Sablières Morillon-Corvol, erreur confirmée par les interressés. Mais c'est bien à une carrière que les terrains appartiennent, la Société d'Immobilier et de Prospection, établie quai Henri IV à Paris.
Il y a une dizaine d'années, ils ont mené une étude d'impact pour une exploitation éventuelle de sable dans la Loire. Ils avaient même commencé à planter une haie de pins contre les nuisances sonores et visuelles. Mais la commune n'était pas particulièrement favorable à ce projet, elle a élaboré son POS (plan d'occupation des sols) de façon à empêcher toute construction ou exploitation de la zone en bord de Loire.
Mon site fait donc parti d'une zone "naturelle" à protéger dans le cadre de l'urbanisation ou du développement de le commune. Les terrains sont actuellement cultivés par un agriculteur pour le compte de la Société précédemment citée.

Donc pas de menace de sablière...ce qui pourtant avait beaucoup enthousiasmé Michel Viollet, coordinateur de notre promo.

Par contre, en ce qui concerne les projets de la commune, il y a deux lotissements qui devraientt se construire dans le parc des Roches, un par la mairie, et un par un privé. Une extension de la zone industrielle est planifiée au nord de la commune, jouxtant l'autoroute A77 et la nationale 7.
C'est dans les années 1980 qu'ils ont lancé la réfection du canal et créé l'activité de tourisme fluvial. Maintenant, ils seraient plus interressés par la rénovation du canal latéral à la Loire et sans doute le retour de la traversée de la Loire entre l'écluse des Combles et celle de Mantelot, à Châtillon-sur-Loire.

Ecluse de Mantelot

Canal latéral à la Loire à Briare

Il n'y a plus de navigation sur ce canal depuis sa dérivation sur le pont-canal de Briare, mais il reste une promenade très prisée. Des passionnés de navigation en Loire proposent une sortie en "gabare" depuis le bassin de Mantelot. La réouverture de l'écluse des Combles permettrait de compléter le parcours par une promenade en bateau sur le canal, afin de retracer le chemin que faisaient autrefois les mariniers entre Loire et canal.

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samedi 23 octobre 2004

Danse et patrimoine

Dimanche, demain, il y a à 17h un spectacle de danse en plein air qui aura lieu au parc départemental de Chamarande.
Le spectacle prendra place sous le vénérable hêtre à l'entrée de la cour du château. Pour le reste, je vous laisse la suprise!!!
Sinon, allez voir le site du Conseil général pour plus d'infos.

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Le groupe de travail APR


L'APR, autrement dit Atelier Pédagogique Régional, c'est le travail de groupe que nous devons réaliser cette année. On dit pédagogique car cela l'est à la fois pour nous et pour les commanditaires du projet, avec lesquels nous travaillons pour essayer de leur apporter un regard nouveau sur le site qu'ils nous ont désignés. Cela permet d'enrichir le dialogue et d'apporter des idées détachées, plus rationnelles et objectives sans doute que celles que se sont déjà faites les responsables.
Pour mon groupe, les reponsables du projet sont la Communauté d'Agglomération d 'Evry ainsi que le directeur des services techniques de la ville. C'est toujours plus formateur de travailler et discuter avec différents niveaux de responsabilité: les décideurs, les gestionnaires, les utilisateurs, les "spectateurs"...En ce qui concerne les utilisateurs, il n'y en a pas encore puisque le parc sur lequel nous travaillons n'a encore jamais été ouvert au public.
C'était une propriété privée jusque dans les années 1990. La Communauté d'Agglo l'a acquise en 1995, dans un état déplorable. Le château avait été litérallement pillé (plus d'ardoises, de boiseries, de volets etc), le parc boisé n'avait pas été entretenu depuis des décennies.

L'agglo a remis les anciens communs (écurie, maison de gardien) en état pour en faire un atelier d'arts plastiques qui marche très bien. Tellement que les voitures débordent sur ce qui reste de pelouse devant le château!
Le château est en surplomb sur un terrain très pentu qui descend sur la Seine. La vue sur le fleuve est classée, c'est-à-dire soumise à l'approbation de l'architecte des Bâtiments de France (ABF) pour la moindre modification. Cependant, le RER D passe le long de la Seine en bas du parc, coupant l'effet de continuité visuelle autrefois conçue par un ha-ha, ou saut de loup. C'est un fossé profond qui permet d'éviter une grille ou un mur qui bloquerait la vue.

Le parc du château rassemble de très beaux sujets âgés: des arbres majestueux aux fûts élancés comme un pin noir, des hêtres pourpres, des platanes, des frênes. Un bureau d'études forestier les a estimés à près de 300 ans pour certains. Mais depuis un an ou 2, ces arbres sont menacés par un champignon très virulent qui les tue en quelques mois. A priori ce champignon se développe grâce à l'humidité excessive du sol mais aussi peut-être à cause du manque d'entretien. Ainsi, les déchets des arbres atteints doivent être brûler sur place pour éviter la contagion ailleurs. Ce qui n'est pas évident vu que la maladie transforme le bois en une sorte d'éponge!
C'est donc très dangereux puisque l'arbre peut tomber sans prévenir.
L'agglo a replanté de jeunes sujets mais certains n'ont pas bien repris ou ont été tout simplement contaminés aussi. Le site est en effet très humide, car c'est un sol plutôt argileux, et sa situation à flanc de coteau fait que de nombreuses résurgences ajoutent à cette humidité. Des poches d'eau peuvent se former sous la terre.
Le parc avait de nombreuse rigoles qui drainaient cette eau tout en l'utilisant comme élément d'animation et de décor. Il va falloir prendre nos pelles et débroussailler pour les remettre au jour!!

Globalement, le travail qui nous est demandé est donc une réflexion sur l'ouverture du parc au public: stationnement, mobilier, traitement des limites etc. Ensuite, le diagnostique des arbres et un plan de gestion sera essentiel pour assurer la sécurité mais aussi la pérennité des ambiances du parc. Enfin, la gestion de l'eau est un point important sur lequel nous avons un travail un peu archéologique à faire, et penser la réhabilitation des structures de rigoles et de cascades, grottes etc existant dans le parc.

Pour notre encadrant, Michel Péna, la question de l'ouverture au public nécessite de trouver des usages autres que la simple promenade, qui puissent mettre en valeur ce patrimoine autrement que par la muséification. Il nous a conseillé d'aller visite le parc de Chamarande, dans l'Essonne. Ce que nous avons fait dès le lendemain...et voici l'équipe devant une installation artistique de l'orangerie de Chamarande! Les photos plus petites en-dessous sont celles du parc Grand Bourg d'Evry, notre site d'APR.


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Eléments graphiques sur mon site de thèse

Voici quelques images qui aideront à visualiser mon site. L'ancien canal de Rivotte constitue aujourd'hui un repère dans le paysage quand on arrive à Briare ou que l'on emprunte le chemin de randonnée qui longe la Loire.
C'est une curiosité que ce talus surmonté d'une touffe continue, dense et compacte de ronces, d'épine vinette, d'aubépines, d'orties etc. Une aventure que de s'aventurer là-dedans et c'est ce qui me plaît. J'aime le côté exploration, découverte, voire archéologique, d'un paysage tombé en désuétude mais dont les traces ont conditionné le développement des chemins, haies et champs, mais aussi de l'urbanisation, qui se tient à distance tout en cherchant à voir, à dominer du regard.


La végétation spontanée fait écran sur le coteau en arrière-plan.


L'horizon est marqué de lignes: route, voie ferrée, haie, chemin.


Plan et coupe de l'ancien canal de Rivotte.


Ancienne maison éclusière de Rivotte.


Fond du canal envahi par les orties.


Panoramique sur la Loire au bout du canal de Rivotte.


Passerelle du Rialto dans Briare.


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jeudi 21 octobre 2004

Débuter un blog...

...ce n'est pas si simple pour moi! Je suis pointilleuse sur la présentation, et voilà, du coup je recommence à zéro. Heureusement je n'avais posté que 2 messages pour l'instant. Je m'excuse auprès des lecteurs qui ont déjà visité mon blog.
Pourquoi un blog? Pour essayer, pour faire l'expérience, pour faire partager l'élaboration de mon travail de diplôme et recueillir idées et avis des lecteurs, afin d'orienter mes propres idées de projet.

Etudiante à l'Ecole Nationale Supérieure du Paysage, je fais donc ma dernière année. Nous avons 2 projets en dernière année: un travail de groupe et notre travail personnel de fin d'études (TPFE). Le travail de groupe consiste en une commande réelle d'une collectivité locale, en l'occurence émanant de la Communauté d'Agglomération de la ville d'EVRY pour mon groupe. Aujourd'hui nous sommes allées sur notre site avec les responsables et notre tuteur, Michel Péna, paysagiste à Paris.
C'est un parc clos donnant sur la Seine, le parc de Grand Bourg ou dit encore parc Bataille. Pour l'instant je manque d'éléments pour en parler, mais l'histoire de la ville d'Evry m'interpelle.
C'est en effet une ville nouvelle dont la construction a été lancée en 1965 comme celles de Cergy-Pontoise, St Quentin, Marne-la-Vallée et Meulun-Sénart. Pour les architectes, l'opportunité de pouvoir concevoir et réaliser une ville entière est une aubaine, le moyen de mettre en oeuvre leurs théories et leurs aspirations, tant architecturales que humanistes. Le Corbusier avait par exemple établi un espace idéal, avec des mesures correspondant au corps humain. L'homme devait donc se sentir parfaitement à l'aise dans son habitat, et l'espace ne présenter que des proportions optimales.

Le TPFE est un projet dont nous choisissons nous-même le site et la problématique, à l'aide d'un encadrant qui va suivre tout notre travail et assister à la présentation avec le jury à la fin de l'année. Avant d'aborder la vie active, c'est en quelque sorte notre dernière chance de partir sur des pistes de projets et des approches très personnelles, sans toutefois s'éloigner de la réalité technique et économique.

J'ai choisi mon site au bord de la Loire, dans la commune de Briare, petite commune célèbre pour son pont-canal qui enjambe la Loire sur plus de 600m. Voici le texte d'intention rédigé pour l'école.

PROPOSITION DE TPFE

 1. Titre (titre général et sous titre pouvant comporter le nom du site, la problématique générale, l’angle d’approche, etc.). 2-3 lignes maximum

 Le bief de Rivotte, délaissé du canal de Briare. Nouvelles perspectives pour un canal à sec.

 

 2. Lieu (indiquer les raisons de ce choix) 5-10 lignes maximum

L’hésitation sur le choix d’un site m’a poussée à partir en vélo le long de la Loire pour en explorer horizons et recoins. Je voulais travailler à proximité de la Loire pour introduire un facteur changeant, aléatoire, mais aussi pour comprendre les implications d’un projet en zone classée au patrimoine mondial de l’Unesco. De plus, je cherchais plutôt un site rural, au contact d’une zone urbaine, la transition entre rural et péri-urbain m’apparaissant un enjeu essentiel.

Suite à un stage en juillet où j’ai suivi une étude sur le canal d’Orléans, j’ai eu envie de découvrir le pont-canal de Briare. Je suis donc partie vers l’Est plutôt que l’Ouest. C’est d’ailleurs non loin de Briare que j’ai choisi mon site définitif, un ancien bras de canal aboutissant en Loire, asséché et aujourd’hui complètement enfoui sous les broussailles.


3. Questionnement personnel dégagé (à partir du lieu et de la problématique générale)

5-10 lignes maximum

La première interrogation sur ce site est celle de la remise en eau du canal. Est-elle utile sur cette partie dont l’usage est perdu depuis longtemps ? Est-elle même seulement envisageable d’un point de vue technique ? La forme subsiste mais la fonction peut se détourner, d’autres usages se créer, même si la navigation de plaisance connaît un succès certain à Briare. Par ailleurs, le dégagement du débouché sur la Loire permettrait de mettre en évidence les mouvements du fleuve. Comment alors se fera l’interaction entre eau « sauvage » et eau maîtrisée ?

Ensuite, on peut dire que le site comporte deux horizons, de part et d’autre du rideau végétal recouvrant la levée du canal. Vers la Loire, c’est un horizon fermé par de grands arbres et des taillis qui poussent sur la berge du fleuve. L’ouverture de fenêtres permettrait de resituer le lieu par rapport au fleuve, de lui rendre ce repère spatial, mais aussi en quelque sorte ses proportions et sa lumière.

Vers le coteau, l’horizon s’étage en lignes : lignes des routes, de la voie ferrée, lignes des toitures, frondaisons végétales. Seuls l’hôpital St Jean et quelques peupliers marquent des verticales.

Pour finir, quelle serait l’articulation à trouver avec la promenade du Martinet pour assurer la continuité vers celle de Rivotte.


4. Inscription du sujet dans la réalité du terrain.

Quel est le contexte géographique, social, etc. du site? 5-10 lignes maximum

 

Le site est relativement plat, cloisonné par des levées. D’abord celle du bief de Rivotte, et une autre, en bord du fleuve protégeant le canal de l’ensablement et des crues. Ces levées dessinent une sorte d’île, dont le canal est l’attache à la terre. C’est un site à portée de vue de la grande route et du train, et plusieurs accès existent, piétons et automobiles.

Le bras de Rivotte était la sortie la plus en aval du canal de Briare sur la Loire, où les bateaux continuait vers Orléans et Nantes ou vers Nevers. Pourtant l’imposante maison éclusière qui subsiste témoigne d’une certaine importance. Elle servait même d’auberge aux mariniers. Depuis quelques temps, bon nombre de maisons éclusières du canal de Briare font l’objet de restauration en logements, en buvettes, en maison d’associations. Briare est déjà très touristique, grâce à son réseau de voies d’eau et ses musées. Cependant, je pense qu’il y a matière à une forme différente d’attractivité sur le site. Peut-être un attrait écologique, comme à Châtillon-sur-Loire où des sorties en gabare emmènent découvrir la Loire « sauvage ».


5. Inscription du sujet dans les problématiques spécifiques à la discipline du paysage.

En quoi le sujet et le lieu choisis sont-ils innovants? En quoi permettront-ils d’ouvrir sur des nouvelles problématiques dans le champ de la discipline du paysage ? Positionnement par rapport aux approches similaires. 5-10 lignes maximum

Choisir ce site, c’était avant tout aborder des éléments, des facteurs nouveaux par rapport aux projets étudiés à l’ENSP : l’eau, sous forme sauvage et canalisée, mais aussi l’idée de l’eau dans le réemploi d’un canal asséché, l’héritage historique, culturel et esthétique, et enfin le tourisme.

On peut aussi énoncer la problématique du linéaire. Quelles structures dérouler sur des parcours de grande distance (fleuve, canal, route) comme celui de la « Loire à vélo » lancé cette année ? Ainsi mon projet pourrait s’inscrire dans ce programme.

Au cours de différents stages, j’ai pu suivre des approches similaires, notamment sur le canal St Denis et le canal d’Orléans. Si la notion de continuité s’impose, celle de nuances et de variations évite le risque de monotonie et ancre l’aménagement dans la réalité de chaque séquence traversée, au lieu d’une entité indépendante étrangère.

  6. Les ambitions et attendus du projet.

Que souhaiteriez-vous traiter à travers votre projet ? 5-10 lignes maximum

« Nouvelles perspectives pour un canal à sec », cela comprend à la fois usages et horizons. Ainsi la première étape du projet viserait à élaborer une trame d’ouvertures à pratiquer, de séquences et de points à positionner, en fonction de plans fixes (vues, étapes) et de flux (loisirs, circulations, cycles du fleuve). Ensuite, la mise en scène des différents éléments de la trame se ferait par le développement de scénarios de végétation et de lumières.

Enfin, j’aimerai rétablir autour de la maison éclusière des activités à la fois traditionnelles, et d’autres qui fassent le lien avec la nouvelle vie du canal. 


7. Références bibliographiques personnelles acquises et investigations envisagées.

La Loire, vallées et vals du grand fleuve sauvage. Christian Bouchardy, éditions Delachaux et Niestlé.
Les temps de l’eau. La cité, l’eau et les techniques. André Guillerme, éditions Champ Vallon.
La Loire de la Région Centre. Revue 303, Arts, Recherches et Créations.
Chemins d’eau. Jean Rolin, éditions Petite Bibliothèque Payot, collection Voyageurs.

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