mercredi 24 janvier 2007
Les Folies Végétales de Patrick Blanc
J'ai passé la semaine de Noël au Nouvel An à Paris, profitant de mon temps libre pour me balader, regarder les vitrines des grands magasins, explorer les limites de mon quartier...et visiter l'exposition de l'Espace Electra, installée par le botaniste Patrick Blanc.
C'est un nom que je connaissais de longue date, et que beaucoup ont dû entendre aussi plusieurs fois, à la télé, à la radio. Je l'ai découvert au Festival des Jardins de Chaumont-sur-Loire, avec le "Mur végétal", prouesse technique que les organisateurs du festival n'ont pu se résoudre à ranger au placard. Ce mur végétal a donc été déplacé avec d'autres montages favoris dans un espace appelé "jardin expérimental", où il tient la route depuis plusieurs années, alors qu'à l'origine, ce devait être une installation temporaire.
A travers ce mur, Patrick Blanc nous montrait la capacité d'adaptation de certaines plantes à pousser dans un milieu particulier, ici un milieu vertical avec un support très pauvre en substrat (terre), s'inspirant de ses voyages scientifiques dans des jungles.
Avec l'exposition "Folies Végétales", il met en scène des milieux extrêmes, où les plantes expriment des adaptations poussées jusqu'à la spécification.
A l'entrée, c'est d'abord un plafond de grotte, fait de tuyaux de drainage remplis de terre, d'où pendent des centaines de plantes, dans la pénombre.
On passe ensuite entre deux milieux: l'ombre et la lumière, découvrant que le milieu qui semble le moins propice est celui où se développe une plus grande diversité, le facteur concurrence pour la lumière étant absent.
Au fond du rez-de-chaussée, j'ai particulièrement admiré le parterre de plantes à feuillages sombres, adapatées à l'obscurité quasi complète. Cette coloration reste encore un mystère pour les scientifiques.
L'étage fascine avec ses grands tubes, reconstituant le milieu de rivières rapides où les plantes accrochent leurs racines à la moindre particule stable. Leurs feuilles présentent des trous pour laisser passer l'eau et ne pas se faire déchirer.
Au sous-sol, Patrick Blanc nous plonge dans l'ambiance brumeuse de la baie d'Along, avec des gros rocheux humides recouverts de plantes tapissantes, de mousses...et nous fait découvrir une plante hologramme!!! Un bégonia à reflets bleu irisé...
Je vous conseille vivement cette exposition, gratuite, jusqu'au 18 mars. J'en suis ressortie apaisée, avec du rêve dans la tête, le rêve d'une nature qui nous promet encore de belles et nombreuses découvertes.
mardi 2 janvier 2007
Retour sur le net
Après 3 mois de non-activité sur ce blog, malgré mon espérance de pouvoir de temps en temps faire quelques posts, je prends enfin le temps de faire vivre mes perspectives paysagistes, puisque je suis au chômage depuis 15 jours.
Cela m'ennuyait, éthiquement, de parler de ce que je faisais dans mon travail, et j'avoue que je ne me sentais pas "à la hauteur" pour publier analyses et critiques de tel ou tel projet, exposition, réalisation ou paysagiste.
Il est l'heure de prendre confiance, d'autant plus qu'au fond, j'ai toujours aimé écrire et que je rêvais secrètement d'en faire mon métier. Il suffisait de trouver le bon thème...et nombreux autour de moi sont ceux à m'encourager.