Perspectives paysagistes

Les tribulations de Pioup dans le paysage

mardi 21 décembre 2004

Bilan 1er trimestre

Me revoila après des semaines intenses et intensives, tant sur le plan du travail que sur le plan humain. Le travail en groupe, ce n'est pas rose tous les jours! se mettre d'accord sur une idée ou une méthode de travail, c'est la croix et la galère ici.

Notre travail sur le parc Grand Bourg avance d'une drôle de façon, cahin caha, et on passe sur beaucoup de choses pour presser la finalisation des présentations. C'est selon les conseils des différents profs aussi...entre le prof de communication, avec qui on se sent à l'aise et qui nous donne confiance en nous, et les encadrants de chez qui on ressort totalement démotivées en ayant le sentiment de devoir repartir à zéro...

Enfin, c'est comme ça!

Nous avons fait une présentation devant la Communauté d'Agglo d'Evry-Centre-Essonne le 9 décembre. C'était un peu juste en temps par rapport au rendu du 15 novembre à l'école, et du coup, nos analyses n'étaient pas encore assez poussées, et nos idées de projet trop déconnectées. Pourtant, ces idées, nous étions convaincues qu'elles étaient juste des amorces pour cadrer les propositions finales, et qu'elles resteraient valables qu'elle que soit l'orientation par la suite...Pour nous, elles étaient inhérentes aux qualités du parc...mais maintenant, on envisage même de ne rien garder de ce parc! et l'Agglo est la première à le suggérer...

C'est un peu fort pour moi, car j'ai toujours tendance à considérer les choses du passées comme bonnes et valables, et donc je crois qu'il ne faut pas nier la structure du parc ni ses éléments. D'accord, il ne s'agit pas de tout restaurer à l'identique, mais je pense qu'on doit un certain respect au passé et s'en inspirer. Et là je fais crier une de mes collègues..."mais on va pas tout replanter exactement pareil!"

Je vous demande encore un peu de patience pour voir nos documents présentés à l'agglo et à l'école. Nous avons eu une autre présentation le 16 décembre, après une mise au point avec notre encadrant. Nous nous sommes aperçues que nous étions allées trop vite, qu'il n'était pas encore temps de présenter des idées de projet...mais heureusement que nous l'avons fait quand même, parce que c'était mong et laborieux et que nous pourrons repartir plus vite en janvier.

Nous avons en effet une présentation "officielle" le 2 février à Evry, en présence de l'architecte des Bâtiments de France, des élus, des représentants locaux etc...où il nous faudra leur décrire plusieurs scénarios, ou un seul, et surtout le leur faire accepter dans les grandes lignes...

Tout cela se télescope avec le projet personnel...pré-jury le 20 janvier...mais comme dit Michel Péna, en agence, c'est 20 projets à la fois sur lesquels on travaille!

Bonnes fêtes de fin d'année à tous, à bientôt.

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vendredi 3 décembre 2004

suite sur l'histoire de la ville de Briare

Briare-le-Canal, histoire de la ville

 

  • Généralités

 

  • Briare se situe en bord de Loire, sur la rive droite, à 80 km d'Orléans et 10 km de Gien.
  • Elle est reliée à Paris par le train Paris/Clermond-Ferrand et par l'autoroute A77.(150 km)

 

  • Petite ville de 6192 habitants.
  • Altitude max 144 m.

 

 

  • Briare, histoire et évolution urbaine

 

  • A l'origine, Briare s'appelait Brivodorum, du celte briva (pont) et duro (colline fortifiée, oppidum). La cité se trouvait sur un chemin celtique, la voie d'Autun à Orléans puis Nantes. Cette voie franchissait la Trézée avant sa division en 3 bras: de Rivotte, du Martinet et du Baraban, formant un large delta (qui correspondront par la suite aux 3 sorties en Loire du canal).
  • Des traces importantes témoignant de la vie de Briare à l'époque gallo-romaine sont découvertes lors du creusement du canal latéral, et en particulier dans le delta de la Trézée: villa avec bains, mosaïques, statuettes, sarcophages, tuiles à rebord…
  • La ville vit du commerce et de la viticulture. Les fondations d'un temple probablement dédié à Bacchus, le dieu de la vigne, sont trouvées au Baraban, .
  • Aux alentours de 500, Brivodurum est une paroisse avec église, tandis qu'une chapelle dédiée à Saint Etienne est édifiée sur les fondations du temple.

 

  • Son nom se transforme ensuite en Brierre à l'époque carolingienne. La trafic sur la Loire se développe et la traversée du fleuve se fait à Châtillon et Saint-Firmin pour gagner la route Autun-Lutèce.
  • Le nom Briare apparaît en 1523 sur la carte de France dressée par Oronce Finé.

 

  • Un plan reconstitué des environs de 1630 nous montre une cité fortifiée, organisée en croix selon les 4 points cardinaux. A l'Est, isolé et en dehors des remparts, le château fort trône au milieu de douves alimentées par une dérivation de la Trézée. L'église se trouve au milieu de la croix presque à la même hauteur que le château.
  • L'habitat semble très limité à l'intérieur de la ville mais la présence de nombreuses auberges et hostelleries est signalée dans la légende ( au moins 18). Le canal a sans aucun doute profité à l'essor économique et urbain de la ville, qui jusque là ne semblait pas s'être tellement développée.

 

  • Le plan de 1775 dessiné par Lattré, graveur du duc d'Orléans, montre en effet une densité beaucoup plus importante à l'intérieur des remparts qui servent d'appui aux constructions. L'urbanisation en dehors des remparts reste très timide. Il faut néanmoins noter la construction des magasins généraux en 1735, de l'autre côté du canal. Ceux-ci étaient destinés à stocker les marchandise apportées par bateaux de Loire et de les acheminer au fur et à mesure des besoins vers Paris.
  • Les vignes et jardins entourant la cité sont représentées ainsi que le relief et les plantations en bord du canal et de la Trézée.
  • La forme des remparts a quelque peu changé, la porte à l'Ouest est fermée.
  • Des représentations de l'église, de bâtiments notoires, apportent des indications sur l'architecture de l'époque.

 

 

  • Un 3° plan de 1836, témoigne de l'évolution de Briare depuis la construction du canal avant l'implantation de la manufacture de faïence fine en 1837.  Décidée à profiter du transport des marchandises par le canal pour concurrencer la faïencerie de Gien, la manufacture de Briare s'installe au bord du canal, du même côté que les magasins généraux.
  • La concurrence est sévère, la manufacture de Briare fait faillite et est reprise en 1845 par Jean-Félix Bapterosses, industriel parisien à la tête d'une manufacture de boutons.
  • Par ironie du sort, la faïencerie de Gien est maintenant actionnaire de la fabrique d'émaux de Briare!

 

  • Depuis la construction du pont-canal en 1896, l'urbanisation s'est essentiellement développée dans le triangle formé entre le canal de Briare, le canal latéral à la Loire et le canal neuf de Briare.
  • Construction de l'autoroute A77, de la RN 7
  • 1883 : Voie ferrée

 

 

 

Manufacture de Briare

 

 

  • En 1837, Briare voit donc s'installer une manufacture de faïence, sur un site de 10 hectares, surface immense pour l'époque. Les bâtiments d'exploitation sont nombreux et vastes, 45.000 m², et en parfait état. Les fours à houilles existants sont modernes et d'après un brevet déposé par J.F Bapterosses, vont permettre la cuisson très rapide (15 min) des boutons. De plus, d'après un procédé de son invention, il trouve aisément autour de cette commune rurale le lait dont il a besoin pour rendre la pâte d'émail plus malléable.
  • Et depuis 1838, l'histoire de la ville se confond avec les péripéties de l'usine.

 

  • A partir de 1845, J.F Bapterosses réoriente la production vers la fabrication en grande série de boutons et de perles en émail, et désormais la fabrique peut compter aussi sur le chemin de fer pour exporter ses produits, arrivé en 1843.
  • Son succès est rapide et nécessite des aménagements pour les 1500 employés de l'usine. J.F Bapterosses, en industriel paternaliste, construit une cité ouvrière (180 familles) avec des jardins, des écoles. Il fonde un hôpital-hospice, une société de Secours Mutuel pour ses employés et implante des terrains de sports, crée une fanfare etc.…
  • La production pouvait atteindre 1,4 millions de boutons par jour (avant l'invention des boutons en plastique) et 500 tonnes de perles par an.

 

  • À la mort en 1885 de J.F Bapterosses, sa famille reprend la fabrique. En 1882, la production de perles et de boutons s'accompagnait déjà de celle de mosaïques, ou émaux. L'emploi de ce matériau est très prisé par les architectes et les entrepreneurs après la fin de la guerre 14-18. Le succès est tel que Briare produit 60% du marché français de la céramique.
  • Un nouveau produit, élément de céramique teinté dans la masse et vitrifié, les "Émaux de Briare", assure une qualité supérieure aux autres revêtements.

 

  • Ce succès et la reconversion progressive de l'entreprise vers ce nouveau produit de qualité ne suffit cependant pas à éviter son déclin.
  • En 1954, l'usine doit licencier, et en 1962, elle est cédée au groupe Société Générale de Fonderie.
  • Les années 1980 marquent une période de réduction d'activité, l'effectif passe de 1000 à moins de 100 employés.

 

  • En 1996,  Jean-Claude Kergoat a repris le flambeau de ce fleuron de l'industrie céramique avec ses 77 salariés. Maintenant, les Émaux de Briare entament une véritable renaissance, alliant la tradition du processus de fabrication et la modernité des collections, renouvelées régulièrement. L'usine emploie une centaine de personnes à l'heure actuelle.
  • Le Musée de la Mosaïque et des Émaux, crée en 1994, attire 1500 visiteurs par an, contribuant à la renommée de l'usine.
  • La fabrique exporte dans le monde entier, 70 % de son chiffre d'affaires se réalise à l'export. Le marché européen est le plus important. L'Australie et l'Europe de l'Est comptent parmi les dernières conquêtes de l'usine. Bien que 85 % des commandes proviennent de particuliers, les Émaux de Briare réalisent aussi des commandes prestigieuses: mosquées, bateaux de croisière, aéroports etc.

 

 

  • Procédé de fabrication

 

  • Les composants: l'émail est en réalité un verre et même un cristal très affiné, coloré à l'aide d'oxydes métalliques. Ses principaux composants sont la silice, la soude, le minium, le carbonate de potassium, le borax, qui sont mélangés en suivant à la lettre des formules très anciennes.
  • La silice provient des sables de Loire exploités dans la région. Les minerais sont achetés en Australie, en Norvège.
  • Le mélange de silice et de minerais est fondu à 1400°C, puis mélangé aux oxydes métalliques qui le colorent dans la masse.
  • La pâte colorée ainsi obtenue est ensuite broyée puis pressée et cuite selon la forme et la taille désirées des carreaux.
  • L'introduction de lait dans la pâte fait partie du secret de fabrication...

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Retour sur Briare

Je parle beaucoup du travail de groupe sur Evry, et j'en oublie mon travail personnel sur le canal de Briare! Et pourtant, ça avance quand même. J'ai vu mon encadrant vendredi dernier, pendant que Roussette et P'tite Lène continuait de déblayer le réseau hydraulique du parc Grand Bourg. J'ai échappé pour une journée à la corvée!
Corvée, corvée, pas vraiment, puisque c'est passionnant de découvir des "trésors" enfouis qui nous racontent l'histoire du parc. Mais je reviendrais dessus plus tard...

A propos de Briare, Mr Garnero, mon encadrant, m'a orienté vers une approche plus large du territoire de la commune, à l'échelle de tout le val. Il faut que je m'intéresse d'avantage à la formation du relief et du sol pour comprendre l'emplacement de la ville, son développement et ses possiblités d'aménagement futur.
De la même façon, le bras de canal abandonné que j'ai choisi pour site de projet, fait partie d'un ensemble qui doit se penser dans sa globalité. Je dois donc me pencher aussi sur l'ancien canal latéral à la Loire.



De nombreux éléments entrent en considération pour l'analyse de ce territoire: l'agriculture, les transports, l'industrie, l'économie, l'environnement etc. J'ai du travail devant moi, mais je suis là pour ça après tout!

Voici des photos de Briare, du texte viendra plus tard une fois que j'aurais vraiment commencé à écrire mon analyse!

Le bras du Martinet                                              La gare d'eau des Prés Gris
 

Par contre, voici des notes sur l'histoire de la ville.

Posté par Pioup à 09:10 - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

jeudi 2 décembre 2004

Photos avant/après des fouilles


La grande cascade
 

Le ruisseau de la grande cascade
  

La rigole
  

Posté par Pioup à 12:48 - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]



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